Le fils de l’ex-président de « Motor Sich » arrêté à Monaco : révélations sur une enquête internationale majeure
Dans la Principauté de Monaco, les autorités ont arrêté Oleksandr Bohouslaïev, fils de l’ancien président de l’entreprise ukrainienne « Motor Sich », Viacheslav Bohouslaïev. Il est soupçonné dans une affaire de détournement d’actifs stratégiques et de blanchiment d’argent.
D’après le Service de sécurité d’Ukraine (SBU) et le Parquet général, l’arrestation est le fruit d’une collaboration entre les enquêteurs ukrainiens et leurs partenaires internationaux. Oleksandr Bohouslaïev est accusé d’avoir blanchi plus de 650 millions de dollars américains entre 2016 et 2025, notamment en France et à Monaco.
Un mécanisme criminel sophistiqué
Avant le début de la guerre à grande échelle avec la Russie, il aurait aidé son père à prendre le contrôle majoritaire d’une entreprise d’État. Les actifs auraient été ensuite délibérément dévalorisés, puis revendus à des tiers pour des centaines de millions de dollars.
Les enquêteurs affirment que la direction a organisé un inventaire fictif, permettant l’achat de 65 % des actions à un prix sous-évalué. Ces actions ont été transférées à six sociétés offshore contrôlées par Oleksandr Bohouslaïev, puis blanchies via des transactions avec des entreprises étrangères.
Immobilier de luxe et perquisitions à Monaco
Les fonds obtenus illégalement ont servi à acheter des biens immobiliers de luxe dans l’Union européenne, y compris à Monaco. C’est là, dans une villa en bord de mer, que des perquisitions ont été menées avec la participation du SBU, de procureurs ukrainiens et des forces de l’ordre européennes. Des perquisitions parallèles ont eu lieu à Zaporijia.
Oleksandr Bohouslaïev est poursuivi en vertu de l’article 209, paragraphe 3 du Code pénal ukrainien pour blanchiment d’argent à grande échelle par un groupe organisé.
Nouvelles accusations contre Viacheslav Bohouslaïev
Déjà incarcéré pour collaboration présumée avec la Russie, l’ancien dirigeant de « Motor Sich » fait face à de nouvelles accusations :
- Article 191 (alinéa 5) — appropriation illégale de biens par abus de fonction ;
- Articles 27(3) et 209(3) — organisation de blanchiment d’argent.
L’affaire « Motor Sich » est considérée comme l’une des enquêtes anticorruption les plus marquantes de ces dernières années, suscitant une attention internationale croissante.








